Le cycle de vie d’une dépendance
Six étapes
1. Qualification du besoin. La fonction visée est-elle critique ou importante ? Cette qualification, faite avant toute consultation, détermine tout le reste : profondeur de la due diligence, clauses exigées, niveau d’approbation.
2. Évaluation de concentration. Avant de contracter, pas après. Elle peut conduire à renoncer.
3. Due diligence. Proportionnée à la criticité. Quinze questions appelant des preuves pour un prestataire critique ; un questionnaire standard pour les autres.
4. Contractualisation. Le clausier s’applique selon la criticité. La stratégie de sortie est documentée avant la signature.
5. Suivi en vie courante. Revue périodique des niveaux de service, des certifications, de la situation financière et des changements de sous-traitance.
6. Sortie. Planifiée, testée, chiffrée.
L’étape négligée
Le suivi en vie courante est celui que les organisations abandonnent en premier. Les raisons sont toujours les mêmes : il n’a pas d’échéance, il n’a pas de livrable visible, et il porte sur des contrats signés il y a trois ans par des personnes parties depuis.
Pourtant, c’est là que se détectent les signaux qui comptent : dégradation des niveaux de service, changement d’actionnariat, certification non renouvelée, sous-traitant ajouté sans notification.
Ce qui déclenche une réévaluation
- Renouvellement ou avenant au contrat ;
- Changement de la criticité de la fonction supportée ;
- Incident majeur impliquant le prestataire ;
- Changement de contrôle, procédure collective, ou dégradation financière ;
- Ajout ou changement d’un sous-traitant dans la chaîne ;
- Évolution réglementaire modifiant les clauses obligatoires.
Chacun de ces événements doit être relié à un propriétaire. Sans propriétaire nommé par prestataire critique, aucun de ces déclencheurs ne sera vu.
À retenir
- Six étapes, dont trois se jouent avant la signature
- Le suivi en vie courante est l’étape la plus négligée
- La sortie se prépare à l’entrée